Le système digestif : Clé de tout notre équilibre biologique et mental
Lieu sacré de toute notre santé, explication et conseils pour en prendre soin !
D’un point de vue biologique
Le système digestif est constitué d’un ensemble d’organes spécialisés dans différentes fonctions de la digestion : Ingestion, dégradation mécanique et chimique des aliments, absorption des nutriments et élimination des résidus non assimilables.
Sa physiologie repose sur une succession d’étapes coordonnées impliquant des mécanismes enzymatiques complexes, des mouvements musculaires précis et une régulation neuro-hormonale étroite.
La longueur totale du tube digestif est d’environ 9 mètres. Système très complexe et véritable clé de notre équilibre global.
On remonte le temps :
Il est important de soulever le fait que lors du développement fœtal, c’est notre système digestif qui se développe environ au 21ème jour de grossesse. Soit en même temps que le système nerveux et à quelques heures prêt de la formation des premières cellules cardiaques.
Tout ça pour expliquer que lorsque l’on nomme notre système digestif comme étant le second cerveau il serait plus juste de le citer comme étant le premier.
Je vous explique pourquoi : de récentes études ont prouvé que nous avons autant de neurones dans les intestins que dans notre cerveau ! Et oui, exactement les mêmes, en même quantité et encore plus surprenant ils communiquent entre eux !
Lors du développement embryonnaire une migration des neurones s’opèrent entre le tube digestif à peine formé pour simultanément créer notre système nerveux. Un lien cognitif guidé par les influx nerveux et véhiculé par les nerfs, créé alors une véritable communication biologique dès le début de notre existence et ceux jusqu’à notre dernier souffle.
Comme cité précédemment, la fonction digestive est faite de plusieurs organes où chacun joue un rôle : dans la chaîne de notre digestion, dans notre équilibre hormonal et vous l’aurez compris dans notre équilibre psychologique.
Face aux agressions :
Notre quotidien agresse beaucoup trop souvent ce précieux métabolisme.
D’un point de vue physiologique, on citera en premier notre façon de manger :
Les aliments (lesquels, comment les consomme-t-on et à quelle heure on les ingère)
La réalité, dure à entendre est que les trois quarts de notre alimentation aujourd’hui est « pauvre ». Pauvre de nutriments déjà mais le pire se situe dans les aliments transformés riches en perturbateurs endocriniens. Avoir une alimentation faite de produits non transformés est déjà un service énorme que vous rendez à votre corps.
Petit conseil : Manger protéiné le matin et non le soir : notre horloge biologique indique que c’est notre estomac qui bat son plein aux alentours de 07h-08h du matin tant dis que notre foie tourne à plein régime entre 02h et 04h dans la nuit. Une expression de nos anciens disait « Petit déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince et dîner comme un pauvre »
Choisir de manger des fruits et légumes de saison est intéressant car ils répondent aux nécessités nutritionnelles de notre organisme au moment où il en a besoin.
L’hiver est là et notre corps a besoin de ces aliments pour tenir bon face aux maux de cette saison.
Choux, courges, navets et betteraves contiennent de nombreux antioxydants pour soutenir le système immunitaire.
Les carottes, poireaux, panais quant à eux sont riches en fibres, favorisant la digestion et la satiété. Idem pour les fruits. A ce sujet il est préférable de toujours manger les fruits 30 minutes avant de manger et non au dessert ! Cela permet au corps d’activer les enzymes qui seront au garde à vous pour attaquer leur travail au moment de digérer des aliments plus lourds comme les féculents et les protéines.
Le temps (mastication efficace et repos digestif)
Tous pris par le temps qui passe trop vite avec toujours trop de choses à faire, nous oublions la toute première étape de notre digestion : la mastication. Première étape et pas des moindres car dès le départ sans macher correctement vous mettez des bâtons dans les roues de l’organe qui suit derrière (votre estomac) et une série en chaine de conséquences en découle d’organes en organes. Les enzymes dans notre salive font un premier travail de découpage essentiel à la bonne digestion.
Mon conseil : Faire un jeune un soir (eau autorisée) dans la semaine offre à notre corps un petit repos digestif, mini détox hebdomadaire bien accueillis par notre foie.
Emotions et digestion
Comment notre état émotionnel influence notre métabolisme ?
Rappel : notre système digestif est directement lié et donc impacté par nos émotions de part cette communication entre les neurones cérébraux et nos neurones de la zone abdominale.
Cela s’appelle somatiser : Comment nos émotions impactent directement nos organes ?
Un exemple typique que tout le monde a vécu : le fameux exemple du mal au ventre du au stress pour un examen, jusqu’à se retrouver en diarrhée.
Citons quelques exemples :
L’anxiété et les angoisses :
C’est l’estomac qui va en pâtir, car l’acide chlorhydrique que celui-ci sécrète pour digérer notre bol alimentaire va se voir en sur production et va causer des brûlures gastriques épouvantables.
La colère :
C’est le foie qui va prendre sur lui en impliquant un déséquilibre de la production de la fonction biliaire et donc une difficulté éventuellement à digérer les graisses lors des repas.
Action – Réaction
Notre mode de vie est-il plutôt sédentaire ou mobile ?
Nos intestins sont en activité permanente et c’est ce qu’on appelle « Péristaltisme ». C’est en résumé l’activité mécanique de nos intestins et de nôtre colon. Ce mouvement essentiel au bon fonctionnement de l’élimination des selles est parfois bloqué ou ralentit par un manque de mobilité dans notre quotidien.
Le principal trouble qui en découle est donc la constipation. Pas anodyn, ce phénomène touche beaucoup de personnes. En plus du risque d’occlusion intestinale, il y a une toxicité chronique journalière qui se met en place et « pollue » littéralement l’organisme. Les résidus non assimilables par le corps n’ont pas lieu de rester et doivent être évacués quotidiennement.
Mon conseil : Marchez ! Cela est une très bonne solution pour contribuer au bon fonctionnement de notre équilibre digestif.
Santé du microbiote
La parasitose intestinale. Ce sujet vient de plus en plus dans les causes des troubles majeurs de la santé digestive.
Ces petits organismes, parfois microscopiques, s’abritent dans notre corps pour s’y nourrir et s’y reproduire.
Il en existe deux types :
- Les protozoaires, comme Giardia ou l’Amibe
- Les métazoaires de type Oxyure, l’Ascaris, l’Ankylostome ou les vers plats comme le ténia (ver solitaire)
Les vers sont présents dans tout notre corps et leur présence reste normal, seulement il y a des règles d’équilibre à respecter qui sont d’être peuplé par les bons vers et en nombre respectable.
Lors d’infestation (vers trop nombreux) des signes cliniques peuvent être constatés :
- Démangeaisons (anal, nez, oreilles) et inflammation génitale
- Troubles digestifs et intestinaux (prise ou perte de poids, trouble de l’appétit, diarrhée, nausées…)
- Enurésies
- Toux
- Troubles du sommeil (insomnies, cauchemars)
- Fatigue chronique
- Dépression, anxiété, nervosité, irritabilité, agitation (surtout chez les enfants)
- Dermatose, pupille dilatée, poussée de fièvre, maux de tête…
Le bon réflexe : Prévenir plutôt que guérir
Le souci majeur est que depuis quelques décennies, notre alimentation a changé. Celle-ci contient beaucoup trop de sucre. Et le sucre représente la première source de nourriture des vers.
Autrefois nos médecins nous conseillaient de se vermifuger au printemps et à l’automne. Mais cela s’est perdu laissant les vers gagner du terrain et détruire ce précieux équilibre. Par conséquent cela perturbe notre système immunitaire, car celui-ci loge en premier lieu dans nos intestins ; en proliférants les vers se nourrissent et épuisent notre microbiote ; créant en cascade de lourdes conséquences dont une inflammation anormale de la paroi intestinale, provoquant ensuite une hyperporosité.
Le microbiote se met alors en mode survie et cela fatigue énormément notre organisme.
Il a récemment été prouvé que toutes les maladies dégénératives comme Alzheimer, Parkinson et bien d’autres sont issues d’un microbiote en mauvaise santé.
La prise de probiotiques est une excellente démarche pour repeupler de bonnes bactéries notre microbiote mais il est impératif de prendre avec des prébiotiques, de sorte à générer un support sain et solide au bon fonctionnement de la flore bactérienne. Sans cela les bactéries ne peuvent pas s’accrocher et nicher pour se développer et demeurer pérennes.
Mon conseil : Vermifugez-vous au printemps et à l’automne, tout le foyer doit le faire, animaux compris.
Vous l’aurez compris s’il y a bien une fonction dans notre corps qui est à bichonner et à respecter c’est bien le système digestif !


